Christoblog

Rocketman

Je connais très mal la musique d'Elton John, qui pour faire simple n'était pas assez "rock" pour intéresser mes oreilles de jeune vosgien dans les années 90 (plutôt attirées par AC/DC, U2, The Cure, The Clash, Queen, et Springsteen).

La vision de Rocketman m'a donc en premier lieu procuré un plaisir simple : découvrir de belles chansons (et comprendre leur propos grâce aux sous-titres) tout en faisant connaissance avec une personnalité attachante et exceptionnelle à bien des égards.

Le film rappelle bien sûr Bohemian Rhapsody : le réalisateur Dexter Fletcher a fini le film sur Queen commencé par Bryan Singer (viré en cours de tournage), le schéma du film (rise and fall) est exactement le même, et les destinées des deux personnages principaux sont similaires (ils sont gays, se font manipuler par leur entourage, sombrent dans les addictions, détruisent leur santé).

Rocketman est cependant pour moi bien plus réussi que son prédécesseur. Il semble d'abord prendre moins de libertés avec la réalité. Il choisit en plus dès le début un style, un angle, qui faisaient défaut à Bohemian Rhapsody.

Par exemple, le fait d'illustrer les chansons par des moments de comédies musicales (très réussies au demeurant) donne à toute la première partie du film une coloration vraiment fun. Ce parti-pris évolue progressivement vers des passages oniriques beaucoup plus sombres, mais toujours dans le même esprit d'illustrer la réalité (la piscine par exemple).

La prestation de l'acteur Taron Egerton est remarquable. Il porte son personnage à bout de bras, au moins autant que le fait Remi Malek dans Bohemian.

Une sucrerie à ne pas dédaigner.

 

3e

Commenter cet article