Christoblog

Sunset

Dans Sunset, Laszlo Nemes reprend exactement les mêmes techniques que dans Le fils de Saul : caméra toujours très proche du visage du personnage principal, absence de profondeur de champ exacerbée, bande-son hyper-travaillée au point de paraître parfois artificielle, confusion volontaire dans la narration.

Alors que le sujet de son film précédent se prêtait admirablement bien à ses effets qui concourent tous à obscurcir et rendre flou (au propre comme au figuré) le hors champ, celui de Sunset aurait eu à l'inverse besoin d'éclaircissements.

On ne comprend en effet pas grand-chose à cette histoire de chapelière qui cherche son frère à Budapest, alors que l'Empire austro-hongrois entame son déclin. Il est question de drame familial passé, de persécution des Juifs, de terrorisme anarchiste (je crois) et sûrement d'autres choses qui m'ont échappées.

Si on accepte donc de ne pas tout comprendre d'un film, disons-même de ne pas en comprendre la plus grande partie, alors Sunset pourra impressionner par son formalisme brillant et ses qualités de mise en scène exceptionnelles. Peut-être certains pourront se laisser pénétrer par ce manque d'intrigue et cette narration atmosphérique, qui ne possède toutefois pas le pouvoir de fascination quasi-mystique que certains autres grands réalisateurs ont su porter à l'écran (Tarkowski, Angelopoulos).

Je me suis ennuyé.

Laszlo Nemes sur Christoblog : Le fils de Saul - 2015 (****)

 

2e

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