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First man

Le troisième film de Damien Chazelle est tout à fait agréable, mais il peinera à égaler Whiplash et La la land dans l'esprit du spectateur.

First man est en effet à la fois plus prévisible (on connaît la fin de l'histoire) et plus sage que ses prédécesseurs. La mise en scène de Chazelle est ici assez classique, voire austère.

Le film essaye de donner une impression de réalisme extrême et il y parvient parfaitement. Les scènes dans l'espace sont frappantes de ce point de vue : on ressent avant tout un sentiment de grande claustrophobie. On se croirait pour ainsi dire dans le tambour d'une machine à laver sidérale.

Chazelle n'a pas choisi la facilité : il dépeint un héros au final profondément antipathique (parfois peut-être à l'extrême, comme lors de la scène d'adieu aux enfants), dans un style épuré et peu spectaculaire, et pendant 2h30. Ce n'est pas simple.

Il faut donc reconnaître au film des qualités discrètes mais bien présentes. La bande-son est par exemple exceptionnelle, comme le montage au cordeau, servi par un sens de l'ellipse très développé. Quelques évènements mis en valeur par le scénario méritent enfin le détour, comme l'essai presque mortel du module d'alunissage ou l'épisode tragique des trois astronautes morts dans l'incendie de leur capsule.

Pour résumer, First man est intéressant et par moment bluffant, sans jamais vraiment émouvoir ou surprendre.

Damien Chazelle sur Christoblog : Whiplash - 2013 (****) / La la land - 2016 (****)

 

2e

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