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L'homme qui tua Don Quichotte

Les spectateurs de L'homme qui tua Don Quichotte peuvent se classer en deux catégories : les grincheux atrabilaires et les rêveurs indulgents.

Je fais clairement partie du deuxième groupe, tant le film m'a paru facétieux (bien qu'inégal), stimulant intellectuellement et, par moment, impressionnant visuellement. 

Donc, pour résumer, ce n'est pas aussi brillant que La vie de Brian, pas aussi spectaculaire que L'imaginaire du docteur Parnassius, mais c'est diablement plaisant et rythmé.

Le film propose une réflexion sur le vrai et l'imaginaire, le rêve et la réalité, et nous entraîne dans l'imagination débridée de son auteur. Il a cela d'intéressant qu'on pourra à la fois lui reprocher sa spontanéité et sa complexité, ses approximations (entre autre narratives) et son apparente simplicité, son esthétique glacée et ses facilités comiques. 

Mais au final, son aspect décidé et inabouti rend L'homme qui tua Don Quichotte profondément attachant.

 

3e

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