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Tour de France

Tour de France est le parfait exemple du film sympatique et raté.

Donner le rôle d'un beauf raciste à Gégé et celui d'un gentil rebeu à un rappeur à la gueule d'ange est une idée de casting à la fois brillante et somme toute assez évidente.

Le scénario, d'une faiblesse insigne, ne fait que dérouler paresseusement le contraste fondateur du film : ces deux-là vont bien sûr s'engueuler, puis se rapprocher, puis s'entraider sur l'air de "On est tous les deux Français". 

Le film est politiquement d'une correction irréprochable. Cinématographiquement, il ne vaut pas tripette, et présente la triste caractéristique de nous infliger l'image d'un Depardieu bien poussif, improvisant un rap sur ... la Marseillaise. 

Emaillé d'effets de styles incongrus (la peinture verte) et de gentils clichés, le film ne vaut (un peu) que par l'idée d'insérer le peintre Claude Joseph Vernet dans l'intrigue. Il est très loin d'égaler le premier film de Rachid Djaïdani, Rengaine, beaucoup plus inventif et percutant.

Rachid Djaïdani sur Christoblog : Rengaine - 2012 (***)

 

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