Christoblog

La peau de Bax

Il y a quelque chose de terriblement sec dans les films d'Alex Van Warmerdam. Ses personnages semblent toujours dépouillés de sentiments d'empathie, pour n'agir que suivant des schémas qui servent strictement leurs intérêts les plus égoïstes.

La trame du scénario qui nous est proposé ici est assez classique : un tueur à gage doit tuer une cible, qui s'avère être elle-même un tueur à gage. L'originalité du film tient à plusieurs éléments.

Le décor tout d'abord est exceptionnel. Une maison toute blanche, à la fois rudimentaire et design, isolée au milieu d'immenses marais. L'ambiance y gagne une saveur de western. 

La deuxième originalité du film est le personnage de la fille, dépressive. Pour une fois chez le cinéaste néerlandais, elle semble dessiner au coeur du film une trajectoire positive, vers une épiphanie bien réelle, bien que complètement barjot, il faut l'avouer.

Pour le reste La peau de Bax est un film froidement féroce, qui met habilement en scène nos pires turpitudes avec une jouissance presque sadique. On peut apprécier ce regard noir sur l'âme humaine, qui n'a guère son équivalent dans le cinéma mondial actuel, et c'est mon cas.

Alex Van Warmerdam sur Christoblog : Borgman (***)

 

 2e

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