Christoblog

Maryland

Voilà l'exemple même d'un film qui se réduit strictement à son contenu programmatique : un soldat français en plein trauma post-conflit protège la femme d'un homme d'affaire libanais.

Le film tient dans le pitch.

Matthias Schoenaerts joue le colosse fragile comme dans tous les films où je l'ai vu. Son jeu est d'une variété inversement proportionnelle à la complexité orthographique de son nom.

Pendant la première heure, la question est : Vincent est-il paranoïaque ? On s'ennuie un peu, mais la réalisation est assez élégante. L'aspect flottant de l'intrigue contribue à installer une ambiance bizarre, faite d'un mélange étroit de tension et d'indécision. 

Quand le film bascule dans un tout autre registre, il perd quasiment tout intérêt. On est alors dans le home invasion basique et on se demande ce qu'a voulu prouver la réalisatrice, Alice Winocour : qu'elle pouvait filmer des grosses bastons comme un tâcheron US ? La réponse est oui.

C'est décevant.

 

2e

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