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Invincible

La morale du deuxième film d'Angelina Jolie est simpliste.

L'américain est bon, résistant, courageux, loyal, intelligent, en un mot : invincible. Le japonais est vil, pervers, lunatique, sadique, faible : c'est un salopard. Et les requins aussi sont méchants.

C'est un peu court, surtout que le film ne présente aucun trait vraiment original. Les images sont d'une beauté tapageuse et un peu factice comme dans l'Odyssée de Pi, on y croise le fantôme du Clint Eastwood sportif période Invictus (rigolo : c'est quasiment le même titre), la partie centrale du film est une redite de All is lost en moins bien, les japonais dans la forêt évoquent furieusement Furyo, etc...

On ne peut même pas dire qu'on se laisse prendre par l'histoire (sauf peut-être lors de la première scène), tellement celle-ci paraît avoir été déjà racontée mille fois sous plusieurs formes différentes. 

Où est passée la réalisatrice exigeante qui signait il y a quelques années un film audacieux et original sur un sujet complexe (Au pays du sang et du miel) ? En tout cas, elle n'est aucunement présente dans ce pensum longuet, long calvaire doloriste autocélébrateur.

 

 1e 

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