Christoblog

Maps to the stars

Dans Maps to the stars, Cronenberg semble avoir voulu accumuler un maximum de clichés en rapport avec son cinéma, et le plus possible de provocations à propos d'Hollywood.

Cela donne un gloubi-boulga souvent indigeste et parfois plaisant dans lequel on retrouvera : Robert Pattinson dans une limousine, Juliane Moore en train de faire caca, Mia Wasikowska défigurée salissant pendant ses règles un beau canapé blanc, un inceste mère fille, un inceste frère soeur, du name dropping à tous les coins de dialogues (du Dalaï Lama à Bernardo Bertolucci), des scène de sexe à trois ("Je suis nul en lesbienne" dit Julianne Moore, souvent drôle dans ce film), une immolation par le feu (très mauvais effets spéciaux), un meurtre violent, des fantômes, etc...

Trop n'est visiblement pas assez pour Cronenberg dans ce film, et c'est bien dommage, parce que la belle histoire du frère et de la soeur - qui finalement est le coeur battant du film - passe au second plan. Sur des thèmes semblables (l'arrivisme, la cupidité, l'aveuglement du mileu hollywoodien) Paul Shrader a signé récemment un film bien plus réussi : The canyons

David Cronenberg sur Christoblog : Cosmopolis (*) / Les promesses de l'ombre (***) / A dangerous method (***)

2e 

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juju 31/08/2014 05:30

allez voir ce film de barge

Bellin 29/05/2014 21:48

Pas trop d'accord avec cette critique assassine. Moi, j'ai marché à fond. Il y a une telle fascination à voir s'agiter sous le scalpel de Cronenberg ces monstrueux insectes humains qui se prennent pour des Dieux ! Une irrésistible trilogie du Mal - fric, sexe, pouvoir. Une spirale où, grâce au réalisateur, tout s'enchaîne et s'interpénètre dans un jeu de miroirs grossissants. Plus exactement un puzzle de mort et d'inceste qui, sous les yeux effarés du spectateur, se reconstitue peu à peu. Donc j'ai été scotché à l'écran, du début à la fin, surtout à Julianne Moore qui, constipée ou non, est sublime de jalousie, d'hypocrisie, de haine rentrée et de comique (involontaire). Quand la star décatie danse de joie en apprenant le décès du gosse de sa concurrente plus jeune, c'est quelque chose ! ça vous tord les boyaux et on adore haïr une telle femme ! (En sortant de la salle, je me disais : "Pourvu qu'elle ait l'Oscar ! Pourvu que Cotillard ne l'ait pas !") Bref, je suis comblé et j'ai passé un excellent moment sadomaso. Tout dans ce film est tellement obscène, tellement "trop" ! Pour le spectateur, quelle jouissance (plus innocente que perverse) d'assister ainsi par le petit trou de la serrure à un tel déballage de haine et de stupre ! Rien n'est plus photogénique que le Mal, non ?! En résumé, selon mes goûts du moment, un éblouissant spectacle pour une perversion (virtuelle) intense.

anne 27/05/2014 21:17

et bien voilà la plus belle contre- publicité pour ne pas aller voir ce film !